Fonctionnement du comité éveil

 

 « Crèche sensorielle à horaires atypiques »

Appellation d’Origine Pim Pam Pomme

Les crèches PIM PAM POMME se sont implantées en Normandie avec la volonté de proposer une offre d’accueil en corrélation avec les besoins des familles.

Ainsi, nos crèches offrent une amplitude d’accueil large (5h-22h) dans l’objectif de s’adapter au mieux aux horaires de travail de certains parents et ainsi pallier à la difficulté de trouver une solution d’accueil pour les jeunes enfants sur des horaires atypiques.

Les crèches PIM PAM POMME souhaitent également s’engager pour proposer aux jeunes enfants un accueil de qualité contribuant à leur épanouissement. Comment répondre au mieux à leurs besoins ? Comment mettre en place au sein de nos crèches un climat favorisant leur éveil ? Toutes ces questions font l’objet d’une réflexion régulière de la part de nos équipes pédagogiques.

L’approche sensorielle nous apparaît primordiale dans le développement des jeunes enfants. En effet, dès la naissance, c’est à l’aide de leurs différents sens que les tout-petits explorent leur environnement. Ces expériences sensorielles, si importantes dans les premières années de vie de l’enfant, sont riches car elles permettent aux jeunes enfants d’élaborer petit à petit une perception plus fine du monde qui les entourent et d’eux-mêmes.

C’est dans ce cadre que les crèches PIM PAM POMME ont souhaité développer quatre grands projets autour de cette notion de sensorialité :

  • le portage en écharpe
  • l’éveil musical
  • le Parler-Signer
  • l’approche « Snoezelen ».

 

La mise en place d’un Comité Eveil

Afin de bien définir ces quatre grands projets et de s’assurer que leur mise en place au sein de nos crèches soit concordante avec les besoins des jeunes enfants, Pim Pam Pomme a fait le choix de créer un « Comité Eveil » en 2018.

Ce Comité se réunit deux fois par an et est composé des deux fondateurs, de la coordinatrice pédagogique, de la psychologue intervenant sur nos crèches (Marie-Pierre DUBOIS) et de trois intervenants extérieurs dont le parcours et la formation viennent enrichir tout ce travail de réflexion.

En effet, Patrick GENVRESSE, pédopsychiatre, Jean Claude MEURISSE, psychiatre et musicien, et Hervé PLATEL, professeur en neuropsychologie, se mobilisent à chaque rencontre du Comité Eveil et nous apporte un vrai regard d’expertise sur la mise en place de ces outils auprès des enfants. Ils nous conseillent et nous orientent pour que ce projet soit vraiment en corrélation avec les étapes de développement du jeune enfant.

Au cours de ces rencontres, le Comité Eveil évalue notamment l’intérêt des différents projets pour les jeunes enfants ainsi que leur mise en place au quotidien par nos équipes de professionnels petite enfance. La communication faite aux familles ainsi que leur implication autour de ces différents projets font également partie de nos temps d’échanges. En effet, il nous semble primordial de travailler en collaboration avec les parents, toujours dans l’intérêt de l’enfant et dans l’objectif d’assurer une certaine continuité éducative entre la crèche et la maison.

Tout ce travail de réflexion nous a conduit à élaborer aujourd’hui la ligne pédagogique de Pim Pam Pomme, orientée sur l’éveil sensoriel de l’enfant :

Tous les deux ans, un audit est réalisé au sein de chaque crèche dans le but de maintenir la qualité d’accueil des jeunes enfants et de toujours chercher à la faire évoluer, en tenant notamment compte des dernières études réalisées autour du développement du jeune enfant. Pour réaliser ces audits, le Comité Eveil a mis en place un système de cotations qui nous permet alors de délivrer, en conséquence, un label à chaque crèche selon trois niveaux établis :

 


PATRICK GENVRESSE

Patrick GENVRESSE,
Pédopsychiatre des Hôpitaux

Directeur médical de la Maison des Adolescents du CalvadosEnfant, j’ai été d’emblée fasciné par ce « tambour » qui moisissait dans un recoin du grenier. Lorsque je tapais dessus avec un bout de bois, le grésillement qui persistait après le coup m’électrisait. Je ne comprenais pas le sens de cette sorte de grille métallique rouillée tendue sur la peau de dessous. Mon père, auprès duquel je m’en étais enquis, me confia doctement qu’il ne s’agissait pas d’un tambour mais d’une caisse claire, élément central d’une batterie. Il rajouta, énigmatique, qu’il avait joué un peu de batterie quand « il était jeune ». Un objet de curiosité palpitante, une piste identificatoire paternelle, il n’en fallait pas plus pour m’indiquer une pseudo-identité différenciante : Je serai batteur…
Féru de musique rock, j’accompagnais souvent dans ma chambre, les morceaux de mes groupes « phares » du moment, Chicago Transit Authority, Deep Purple, Genesis, dès l’âge de 12 ans sur mon bureau, différentes boites en plastiques faisant office de fûts, ma lampe métallique servant de cymbale. J’ai l’habitude de dire que le jour d’achat de ma première batterie, j’avais 14 ans, est le plus beau jour de ma vie. Ma femme et ma fille en sont fort marries !! Toutefois mes premiers pas dans le tempo l’ont été au collège ou j’ai tenu, pendant une année scolaire, les timbales de l’Orchestre de notre collège-lycée.
Ensuite, une carrière de musicien amateur du lycée à la Faculté qui m’a conduit au sentiment d’avoir des vies parallèles, étudiant en médecine et musicien-baladin, et à l’école de Batterie Agostini à Paris.
Devenu pédopsychiatre à l’hôpital, j’ai mis en veilleuse mes aspirations musiciennes en favorisant toutefois les médiations à substrat musical (atelier contes et histoire sur fond d’ambiances de sons, écoute et imagerie émotionnelle) jusqu’à l’ouverture il y a une dizaine d’années d’un atelier, d’une fabrique musicale au sein de la Maison des Adolescents.
La musique est un vecteur d’émotions, un tapis volant de ressentis, une palette d’impressions permettant d’enrichir les associations au sens large, les liens entre les mots, les sons, les sens, un lubrifiant relationnel et de partage. Je pense qu’il n’est pas pour rien que tant de jeunes se « perdent », se noient dans un bain musical, parfois les oreilles obturées par un gros casque pour mieux se retrouver et atteindre l’autre rive. Il n’est pas pour rien que tant d’adolescents manifestent un engouement passionné pour la musique, déclarant parfois à l’emporte-pièce, « faire carrière dans le son », vouloir composer et « devenir… » Or, les pédopsychiatres que nous sommes, faisons un lien d’expérience et de continuité entre ces deux fantastiques périodes de développement de l’existence que sont la petite enfance et l’adolescence. Cela m’a donc semblé tout naturel d’intégrer le conseil scientifique d’une crèche sensorielle accordant une large place à la musique, aux sons et au chant dans les activités avec les enfants qu’ils reçoivent.


JEAN CLAUDE MEURISSE Jean-Claude Meurisse
Musicien et pédopsychiatre

J’ai rejoint le comité d’éveil de Pim Pam Pomme immédiatement séduit par le projet de cette crèche et par l’histoire de sa construction, l’histoire de la complicité de 2 amis en quête de changement, d’innovation, de liberté.  Comment accompagner des parents, des enfants, des bébés sans ce sens des responsabilités et sans ce gout du changement ?

Et puis la musique bien sûr ! Dans ma propre vie, elle est passée devant presque tout.

La musique intuitive, la musique théorique, la musique exigeante, source de travail, de dépassement, la musique immédiate, vibratoire, émotionnelle, lien et lieu de partage.

Faire le cadeau de la musique à un enfant dans sa petite enfance c’est lui donner un compagnon pour la vie.

Alors participer en équipe à une réflexion sur ce grand sujet qu’est la musique dans la petite enfance, impossible de dire non !


MARIE-PIERRE DUBOIS

Marie-Pierre DUBOIS
Comité Eveil Crèche PPP

En tant que psychologue, travaillant au sein de chaque crèche PPP, j’ai été conviée à rejoindre le Comité d’Eveil.

Cela fait sens pour moi, car je pratique le chant et j’en connais les bienfaits.

Sur le plan psychologique, le chant contribue à contenir psychiquement le bébé et le jeune enfant, tant sur le plan individuel (avec les berceuses), que sur le plan collectif. Il s’agit d’interactions universelles, dans la tradition orale, où les échanges se font tant sur le plan corporel que psychique, constituant des instants précieux, où l’enfant et l’adulte partagent un moment unique et privilégié. Cela participe  également à une imprégnation langagière, faisant sens puisqu’inscrite dans une relation. Cette médiation contribue à imprégner l’enfant d’un bain de  langage, vecteur de communication et facilitateur de l’expression des ressentis.

L’enfant y expérimente ce qui est semblable et ce qui est différent, car nous chantons tous des paroles communes, quelle que soit la langue, mais chacun de nous le partage de façon unique.

D’autre part, nous savons désormais que l’enfant se construit de manière multimodale. Le chant, la musique, ainsi que la découverte par les sens constituent un socle de connaissance de soi, de l’autre et de l’environnement, particulièrement nécessaires lors de la période sensori-motrice.

L’enfant est alors préparé à réaliser par la suite des expériences mulltisensorielles cohérentes , en rejouant ce qu’il a partagé avec l’adulte, lui permettant de développer une autonomie et une envie de découvrir le monde de façon sécure.


HERVE PLATELHervé PLATEL