CORONAVIRUS ET PERIODE DE CONFINEMENT : COMMENT ACCOMPAGNER LES ENFANTS ?

L’épidémie de Coronavirus qui touche actuellement la France est au coeur de l’actualité et de nos conversations.

En cette période de confinement, notre mode de vie s’en retrouve bouleversé : qu’en est-il pour les jeunes enfants et comment les accompagner au mieux face à cette situation inédite ?

METTRE DES MOTS SUR CE QUE L’ON VIT

Rien ne sert de cacher le contexte actuel à l’enfant dans le but de le protéger car, dans tous les cas, l’enfant le ressent et voit son quotidien modifié.

Notre communication non verbale, que ce soit l’intonation de notre voix, l’expression de notre visage ou encore notre posture, vient trahir nos différentes émotions. Pour garantir à l’enfant un climat plus serein, notre discours doit être en phase avec nos émotions. Il est donc important de pouvoir les verbaliser auprès de lui en veillant à utiliser des mots simples et adaptés à sa compréhension. D’ailleurs, en prenant l’habitude de le faire, nous inciterons l’enfant à exprimer, lui aussi, ses émotions.

Dans le cas contraire, si nos émotions ne sont pas verbalisées à l’enfant, il va ressentir que quelque chose ne va pas mais sans en comprendre le sens : cela est alors difficile à vivre pour lui. Il peut le manifester par différentes réactions : des difficultés d’endormissement, un repli sur lui-même, des « colères » régulières, des crises de larmes…

Il ne faut également pas hésiter à aborder clairement le sujet du « Coronavirus » avec l’enfant, sans pour autant lui faire peur. En effet, il y a de grandes chances que celui-ci en ait entendu parler au détour d’une conversation par exemple ou qu’il ait pu voir des personnes porter des masques… En faisant le choix d’enparler à l’enfant, l’adulte va participer à le rassurer car la situation lui sera expliquée. On fera le choix d’opter pour un discours adapté à son degré de maturité, comme par exemple : « le Coronavirus, c’est un microbe qu’on ne voit pas et qui se cache partout : sur tes mains, sur les poignées de porte… alors pour se protéger contre ce méchant virus, on doit bien se laver les mains, parfois porter des gants et même un masque pour éviter d’être malade. »

Il est essentiel de contrôler l’accès à l’information : la télévision et la radio ne doivent par exemple pas rester allumées, dans le but de préserver nos tout-petits et éviter un climat trop anxiogène. De la même manière, une fois le contexte expliqué à l’enfant, nous veillerons à ne pas noyer les enfants sous trop d’informations : nous resterons cependant disponible pour répondre à tous leurs questionnements.

 Et puis, on peut choisir d’évoquer avec l’enfant les choses de manière plus positive en parlant des différentes personnes qui nous protègent par exemple (les médecins, les infirmiers…) et en lui rappelant que cette situation n’est que temporaire.

IMPLIQUER L’ENFANT, EN FONCTION DE SON AGE

A partir de 18 mois, il est possible d’impliquer les enfants dans les gestes barrières : se laver les mains, tousser dans son coude… Il existe même quelques petites astuces pour rendre cela ludique et leur expliquer la propagation des microbes et l’importance de se laver les mains pour se protéger du virus : les expériences des paillettes a d’ailleurs déjà séduit de nombreux enfants !

Expérience 1 :

1°) Remplir un récipient de paillettes et inviter l’enfant à mettre sa main dedans. Des paillettes se déposent alors sur la main de l’enfant.


2°) On peut proposer à l’enfant de toucher, avec cette main « pailletée » sa joue, la main d’un adulte, un tissu… Des paillettes se déposent alors sur la surface touchée.

3°) On propose ensuite à l’enfant de passer ses mains sous l’eau : des paillettes restent accrochées

4°) On réitère le lavage des mains avec de l’eau et du savon cette fois, en frottant bien : les paillettes s’enlèvent !

Expérience 2 :

1°) Mettre dans une assiette un fond d’eau avec des paillettes et proposer à l’enfant  d’y tremper son doigt : des paillettes se collent alors au doigt de l’enfant.

 

 

2°) Proposer ensuite à l’enfant de tremper son doigt dans du savon et de le remettre ensuite dans l’assiette : à ce moment là, les paillettes dans l’assiette se dispersent, loin du savon.

Pour les plus grands, on peut aussi proposer de dessiner le virus et inventer des histoires… C’est aussi l’occasion de replonger dans les jeux symboliques : ressortir les malettes de docteurs, se déguiser… Rappelons que le jeu est un excellent moyen pour permettre à l’enfant de rejouer les scènes de son quotidien et de s’exprimer face à ce qu’il vit.

TENIR COMPTE DES BESOINS DES ENFANTS

Dans cette période de confinement, il est essentiel de garder en tête les besoins des enfants et de les prendre en compte. Il faudra trouver du temps, des espaces, des activités pour permettre à l’enfant de décharger ses émotions, qu’il puisse libérer toute sa tension émotionnelle.

Pour se détendre, on peut, par exemple, s’accorder une séance de Yoga en famille. Si, au contraire, l’enfant exprime le besoin d’évacuer son énergie, on peut lui proposer de taper sur une casserole pour faire de la musique…

N’oublions pas également que l’enfant, aux alentours de 18-24 mois, est en pleine explosion motrice : il a besoin de se dépenser, de courir, bouger, sauter, grimper… Il n’est pas toujours simple de répondre à ce besoin de motricité quand on est confiné. Il faut donc, lorsque cela est possible, permettre à l’enfant d’aller se défouler régulièrement dehors, dans le jardin, mais il est également possible de faire preuve d’improvisation et d’imagination ! Des meubles, des matelas, des coussins… peuvent alors nous aider à fabriquer un parcours de motricité pour les enfants !


N’hésitez donc pas à faire appel à votre créativité et vos ressources pour faire en sorte de s’adapter au mieux aux besoins des enfants dans cette période si singulière.
N’oublions pas également que l’enfant, aux alentours de 18-24 mois, est en pleine explosion motrice : il a besoin de se dépenser, de courir, bouger, sauter, grimper… Il n’est pas toujours simple de répondre à ce besoin de motricité quand

 on est confiné. Il faut donc, lorsque cela est possible, permettre à l’enfant d’aller se défouler régulièrement dehors, dans le jardin, mais il est également possible de faire preuve d’improvisation et d’imagination ! Des meubles, des matelas, des coussins… peuvent alors nous aider à fabriquer un parcours de motricité pour les enfants !

Pour certains, le confinement offre l’occasion de se retrouver en famille et de profiter de nombreux moments à partager ensemble. Ces instants précieux de joie, d’amour, en dehors du temps et des contraintes professionnelles, ne sont pas à négliger : c’est ce qui participe à nous ressourcer et constitue une force pour faire reculer la peur qui vient de l’extérieur…

Delphine DESGARCEAUX – EJE – Coordinatrice Pédagogique Pim Pam Pomme

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